Il fut un temps où Florian Thauvin dansait sur les bords de la Méditerranée avec l’OM, comme un danseur étoile certain de sa trajectoire. Pourtant, le capitaine d’Udine admet aujourd’hui qu’à l’époque, une autre scène l’appelait : celle du légendaire théâtre de San Siro. Le désir de l’AC Milan pour Thauvin n’était pas une rumeur éphémère mais une opportunité bien réelle, presque comme un conte de fées que le football sait parfois tisser avec des fils de hasard et de talent.
Thauvin avait tout pour devenir une étoile dans le firmament lombard. Après une saison en France où il a inscrit huit buts et offert autant de passes décisives, il semblait taillé pour les éclats des Rossoneri. Mais, l’histoire en a voulu autrement, et après un bref détour par le Mexique, où le rythme du football mexicain n’a guère pu satisfaire son appétit vorace de performance, il a choisi l’Italie, mais en embrassant les couleurs de l’Udinese.
Thauvin : une carrière de « Et si… »
Le destin est souvent le plus grand adversaire des rêves. Dans des propos relayés par Calciomercato.com, Thauvin lui-même confie : « J’avais parlé avec Maldini, qui me voulait à l’AC Milan, l’équipe qui aurait été, et qui est toujours, mon rêve… » Une déclaration qui érige un monument à l’hypothétique dans le cimetière des carrières en devenir.
En juin, la situation va de nouveau se corser. Le contrat de Thauvin avec l’Udinese arrive à expiration, évoquant le parfum d’un possible nouvel envol, un examen final pour un joueur qui a toujours rêvé de jouer aux plus hauts sommets. Malgré tout, Thauvin reste un capitaine respecté, solidaire de ses coéquipiers, et un leader avisé.
Si les Rossoneri doivent un jour rouvrir le chapitre Thauvin, les questions demeurent : Peut-il apporter cette étincelle, ce flair qui aurait pu habiller les nuits de San Siro ? Le rêve est intact, mais le timing est un autre jeu, parfois bien plus cruel que le football lui-même.